A.C. Odyssey, le flash test du lab

15/10/2018

 

 
Après un épisode Origins qui signait l'entrée de la série dans le monde du RPG, Ubisoft remet la sauce avec un épisode qui cette fois-ci quitte le Dieu Rê pour aller faire un tour chez Zeus.

 

Alors Origins c'est pas les origines ?

 

Cet épisode se déroule dans la Grèce antique, environs 400 ans avant son prédécesseur Origins. Nous y incarnons soit Kassandra, soit Alexios. Sachez tout de même que le choix du personnage, bien que définitif, ne change quasiment rien au fil de l'aventure.

 

Après un tragique accident familial, notre personnage devient mercenaire par nécessité et se verra confier une mission qui changera son destin et qui l'amènera à visiter une grande partie du monde grec.

 

Pour ne pas spoiler les futurs acquéreurs, nous ne parlerons pas du scénario dans ce test. Nous pouvons tout de même souligner la qualité scénaristique du jeu dans son ensemble, avec toutefois, une pointe de déception pour la méta-histoire.

 

Les choix présents (car oui, dans cet opus, le joueur pourra influencer l'histoire) sont très intéressants et nous laissent vraiment décider de quel genre de bois sera fait notre héros. Sera-t-il un bon samaritain ou le plus rancunier des grecques ? Vous décidez de quelle manière va se terminer l'histoire (8 fins disponibles), mais pas seulement. Car en plus des choix propres à la « main quest », plusieurs quêtes annexes disposent elles aussi de leurs choix et surtout de leurs conséquences plus ou moins importantes dans l'univers.

 

La Grèce, c'est beau !

 

Lorsque l'on regarde le jeu, nous pouvons clairement féliciter le travail des studios d'Ubisoft pour la qualité visuelle du jeu. Que cela soit sur terre ou sous mer, certains décors sont très jolis et il n'est pas rare de s'arrêter quelques secondes pour admirer le paysage en contrebas d'une montagne. Nous pouvons toutefois constater que certaines textures sont baveuses et que le clipping est présent.

 

Les villes présentes sont très joliment animées par les différents PNJ, et nous ne pouvons qu'admirer le joli travail réalisé dans la conception des bâtiments très fidèles à l'architecture de l'époque dans cette région du monde.

 

Les batailles de conquête sont très impressionnantes... Pardon, c'est quoi une bataille de conquête ? Ah, j'explique: Quand deux armées sont très fâchées entre elles, chacune va protéger son territoire et essayer de capturer celui de son adversaire. Mais, il arrive qu'à cause d'un mercenaire équipé d'une lance brisée, un de ces territoires soit affaibli et qu'une bataille soit possible pour le capturer. Notre mercenaire adoré peut alors rejoindre soit Athène soit Sparte pour attaquer ou défendre la zone. La région peut alors changer de main et passer à l'adversaire ou bien rester la propriété de l'armée déjà établie dessus.

 

C'est une mécanique très intéressante et surtout impressionnante car plusieurs dizaines de soldats combattent. On notera quand même que la bataille est un poil brouillonne et que les ennemis n'attaquent pas à plus de deux le joueur. Vous pouvez donc donner des coups de massues à la trentaine de soldats ennemis face à vous sans craindre d'affronter plus de deux guerriers simultanément... Pas vraiment logique tout ça.

 

Alors, c'est un RPG ?

 

Comme Origins, Odyssey va plus loin dans son système de RPG. L'équipement est modifiable de la tête au pied. Du casque aux jambières, en passant par les compétences, le joueur a la possibilité de combiner plusieurs éléments d'équipement et compétences pour spécialiser son mercenaire comme il l'entend.

 

 

Mais nouveauté (enfin, élément de retour car disparu depuis Black Flag), cette fois-ci, le navire du joueur est lui aussi personnalisable. Dorénavant, le joueur doit consacrer des ressources (du bois au métal) pour améliorer son bateau. Il pourra pour l'occasion, améliorer le nombre de salves de flèches, la résistance du navire ou même l'endurance des escla...rameurs enfermés dans la cale.
 

 

Il est dorénavant également possible de recruter n'importe quel ennemi vaincu (tant que celui-ci est étourdi et non tué bien sûr.

En parlant d'ennemis à recruter, Odyssey introduit un système de mercenaires qui va vous permettre de vous mesurer à certains ennemis assez coriaces. Plus votre héros commettra de crimes plus sa tête vaudra cher. Et Zeus seul sait à quel point les mercenaires aiment l'argent. Dès que votre criminalité atteint un certain palier (5 en tout), un nouveau mercenaire se mettra à vous chasser. Ces ennemis sont quelques peu "légendaires", il sera donc risqué de vous battre contre eux, surtout s'ils sont plusieurs. Mais, ce sont souvent des ennemis intéressants à recruter car leurs passifs sont souvent très utiles.

 

Les combats, beaucoup plus dynamiques !

 

Alors que dans Origins, notre ancien Bayek avait la possibilité de se cacher derrière un bouclier lors des combats, Kassandra et Alexios sont dépourvus de cet élément. Il vous faudra soit esquiver les coups de vos adversaires ou prendre le risque de parer. Mais attention, les ennemis peuvent être passablement violents, alors ne vous étonnez pas de perdre votre trachée après un contre raté.

 

Mais pour contrebalancer cette faiblesse, notre héros peut compter sur les compétences apportées par la lance de Léonidas. Notre personnage peut maintenant user de compétences (surnaturelles) pour rivaliser face à ses adversaires. Que cela soit juste enflammer son épée, créer une onde de choc ou simplement utiliser son légendaire « Spartiate Kick » pour faire basculer un ennemi en bas d'un montagne, notre héros dispose d'un bon éventail de capacités pour se débrouiller, et de kill move bien assez impressionnant pour vous donner une sensation de puissance.

 

 

 

Donc, il est bien ?

 

Ubisoft a frappé un grand coup dans l'univers du RPG cette année avec Odyssey. Ils ont repris les mécaniques qui fonctionnaient, amélioré celles qui devaient l'être et apporté de nouveaux éléments pour que la sensation d'un Origins 2.0 ne soit pas trop flagrante. Car, oui, le résultat bien que proche de l'ancien opus, apporte suffisamment de nouveautés (scénaristiques ou de gameplay) pour que ce nouvel épisode ait une personnalité propre et surtout un gain d'intérêt.

 

Bref, si vous cherchiez un RPG solo pour cette fin d'année, Odyssey est aussi appétissant qu'un bon grec après une dure journée de travail.

 

 



 

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