The Inpatient

28/01/2018

 

J’étais impatient de toucher à ce The Inpatient (…si, si, j’ai osé…) de la boucherie-charcuterie Supermassive Games, les différentes previews m’avaient plutôt emballées et retourné à Blackwood en VR avait tout pour plaire (je ne compte pas Rush of Blood qui n’apportait rien scénaristiquement). Alors Docteur, les sensations valent-elles le prix de la consultation ? Asseyez-vous, on va en parler et on est accompagné de Denfull et Taramabas, deux gros bras qui ne rechignent jamais à sortir la camisole de force. Ambiance.

 

Alors on est ou ? A Blackwood pardi ! Lieu un brin effrayant déjà visité dans Until Dawn, un jeu qui vaut le détour sorti en août 2015 et qui reprenait tous les codes du slasher. Notre scène prend place 60 ans avant les événements dudit jeu et nous place dans la peau d’un patient (ou une patiente) ascendant amnésique qui va essayer de comprendre qu’est-ce qu’il fout dans ce Sanatorium et pourquoi est-ce qu’il a la légère impression d’être entouré d’une nuée  de frappadingues.

 

Pas de spoil rassurez-vous. Mais pour vous spoilez, il faudrait encore avoir compris ou vécu réellement quelque chose. En effet, le scénario est relativement bancal et n’apporte pas grand-chose. Pourtant ça partait plutôt dans le bon sens. La première heure, voir heure et demie, est franchement intéressante à vivre, bien que très calme au début et on pouvait espérer que ça reste dans cette veine-là. Mais tout comme dans Until Dawn en son temps, le jeu tourne pour finir le cul entre deux chaises.  Et réunir tous les souvenirs ou voir les différentes fins n’apporte pas plus d’eau à ce moulin très cher pour ce qu’il propose.

 

En plus du Sanatorium que nous visitons, The Inpatient emprunte le concept de l’effet papillon à Until Dawn. Encore une fois, sur le papier l’idée est excellente, mais en pratique, c’est moins reluisant. Les décisions ont nettement moins d’impact que dans le jeu original. Et on voit arriver les quelques impacts gros comme un cadavre.

 

 

 

Il  faudrait sans doute aborder les contrôles… mon Dieu les contrôles… Que ce soit à la manette ou aux Moves, c’est laborieux. Manger un sandwich tient du casse-tête, ouvrir une porte est parfois à s’arracher les cheveux en plus de montrer les limites, dans ce cas, du body awareness. Pas rare de voir son poignet se tordre ridiculement sur une poignée de porte ou sur un quelconque objet. Mais l’interaction avec l’environnement n’est pas seul, non, non, non, il est accompagné d’une lenteur de notre patient à faire passer un octogénaire pour un athlète olympique. Il est lent. Tellement lent. Et ce n’est pas comme s’il le bougre était un poil en danger de mort……..

 

Le tableau à l’air aussi crasseux que les murs de la clinique après ces quelques paragraphes mais pourtant tout n’est pas à jeter et c’est bien ce qui est frustrant. Le système de choix lors des dialogues est intéressant et le fait d’y avoir accès par la reconnaissance vocale est parfait pour l’immersion, d’autant que ça marche parfaitement. Techniquement c’est également très réussi ! Il y a certes, toujours cet aliasing qui colle à la peau du PSVR, mais on est dans le haut du panier graphiquement. Niveau sonore on est carrément dans l’excellence, l’ambiance malsaine du début de partie est des plus réussies (un jumpscare, mamamia !!).

 

 

 

Le jeu avait tout pour proposer une immersion de haut vol, mais le pétard voit vite sa mèche se tremper malheureusement. Les contrôles pourrissent l’immersion, le scénario est sans intérêt et le jeu est beaucoup trop court. Ca souffle le chaud et le froid, mais quand on voit le prix de vente, c’est Ice Bucket Challenge : 39.- sur le store et 49.- en dur. Vu ces qualités indéniables mais ces défauts qui vous prenne à la gorge, le jeu ne vaut pas la moitié de son prix et nous vous recommandons plutôt d’attendre de le voir débarquer dans le panier gratuit du PS+ plutôt que de payer l’entrée en clinique au prix fort.

 

 

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